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Archives pour la catégorie ‘Entreprise’

Baromètre TNS Sofres des préoccupations des français en 2009

28/12/2009

La crise économique mondiale, qui aura bien sûr profondément marqué le contexte social, politique et économique de l’année 2009 (augmentation du chômage en France de 25% en un an, forte récession en début d’année…), s’est traduite dans l’opinion par un niveau d’inquiétude élevé et généralisé. (…)

A l’approche des fêtes, si l’année 2009 se clôt sur un panorama moins sombre (indice d’inquiétude de 59,4), phénomène classique à cette période, elle restera donc marquée par des records d’inquiétude dans cinq domaines : le chômage, la santé, le financement des retraites, l’environnement et l’école.

Plusieurs enquêtes réalisées en cours d’année viennent corroborer ce constat : le moral des Français reste à un niveau historiquement bas (en mars, 82 % des Français estimaient que « les choses ont tendance à aller plus mal »¹ contre seulement 8% qui jugeaient qu’elles « vont en s’améliorant »). (…)

Avec un taux de chômage de 9,1 % au 3ème trimestre 2008 (contre 7,2 % au 3e trimestre 2008), le chômage est redevenu l’inquiétude principale des Français en 2009. (…)

En 2e position du baromètre depuis le mois d’avril, la santé et la qualité des soins s’est maintenue à des niveaux élevés tout au long de 2009. L’épidémie de grippe A ultra-médiatisée ainsi que la réforme « Hôpital, Patients et Territoires » (entrainant un record de craintes avec 58% de citations fin avril), la hausse du forfait hospitalier et le déremboursement de certains médicaments ont contribué à inquiéter tout au long de l’année l’ensemble des Français et pas uniquement les femmes ou les plus âgés.

Parallèlement à l’augmentation du chômage, l’inquiétude sur le pouvoir d’achat a perdu de son ampleur de manière continue en 2009, après une hausse spectaculaire de mi 2007 à mi 2008. Mais elle reste une crainte prédominante chez les Français (en 3e position derrière le chômage et la santé), notamment chez les moins de 35 ans et les catégories modestes.

Alors que la réforme des retraites se profile pour 2010, le financement des retraites s’est maintenu à un niveau d’inquiétude élevé en 2009 (autour de 40% de citations), atteignant un record historique en juin avec 54 % de citations (en raison du débat lancé par le gouvernement sur la retraite à 67 ans) avant de reculer au 3e trimestre.

Enfin, les Français ont également montré des signes de crispation jusque-là jamais enregistrés dans le domaine de l’école et de l’enseignement (46% de citations en février et juin), en raison de la mobilisation des enseignants-chercheurs contre la réforme de leur statut puis de l’annonce de suppression de 16 000 postes dans l’Education Nationale.

Source : http://www.tns-sofres.com/points-de-vue

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Autoentrepreneuriat : précarisation ou solution à la crise ?

15/12/2009

Un nouveau thème monte sur la toile : l’autoentrepreneuriat. Est ce que ces créations permettent à des salariés de générer un vrai complément de revenu ou est une « soupape de flexibilité » pour les entreprises, qui créeraient des « filiales individuelles », sans création de richesse ? La discussion est ouverte :

Pour la sociologue Anne-Marie Guillemard, « il n’y a rien d’étonnant à ce que l’autoentreprise puisse attirer, faute de mieux, les deux générations qui se retrouvent exclues du marché du travail, les seniors et les jeunes diplômés ». « Pour les premiers, poursuit-elle, elle peut atténuer légèrement le gâchis des départs massifs en préretraite imposés par des entreprises qui n’ont pas su tirer profit de la fin de carrière de leur personnel. Pour les seconds, qui ne peuvent se prévaloir ni d’expérience ni de réseau, les tentatives risquent de ne pas aller très loin. » Car la crise favorise la naissance mais aussi la perte des petites entreprises. Moins de 50 000 autoentrepreneurs avaient déclaré un chiffre d’affaires en novembre.(…)

Pour la socio-économiste, les entreprises pourraient alors être tentées de se séparer de certains employés, sans supporter le coût d’un licenciement, et de les convaincre de continuer à effectuer leurs tâches pour leur propre compte, comme une sorte de filiale individuelle. « Ces créations d’autoentreprises n’auront pas créé de richesse supplémentaire, dit-elle. Elles auront juste rejeté les risques vers le salarié, qui n’aura pas beaucoup gagné en autonomie et devra prendre en charge sa propre protection et sa retraite. Ce serait un degré de plus dans l’émiettement de l’emploi et la remise en cause de la protection sociale. »(…)

http://www.lemonde.fr

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Les bonus : Paris piégé par la City ?

14/12/2009

Et si c’était un bel effet d’annonce ?

13 décembre 2009
La taxation des bonus de la City est-elle une comédie et piégerait-elle Paris?

Avant de se lancer dans un élan de solidarité anti-bonus, la France aurait peut être pu utilement jeter un coup d’œil sur les conditions de la taxation tres médiatique des bonus anglais. Cet accord improvise en trente minutes à Bruxelles : on se rappellera que la visite du Président Sarkozy à Londres a été annulée pour ne pas risquer une réception peu amicale suite a ses déclarations contre la finance britannique. Avec les britanniques il vaut mieux lire ce qu’ils appellent les “fine prints”, a savoir les details du document.

L’annonce de cette taxation des bonus au-dessus de £40.000 ne vise que la période du 9 décembre 2009 au 5 avril 2010. J’ai décidé de ne pas entrer dans les détails des moyens d’éviter cette taxe: ce n’est pas mon rôle ou mon propos. Mais il y a ici une disposition qui assure que les bonus 2009 qui n’ont pas été pays avant le 9 décembre peuvent simplement attendre le 6 avril 2010. Comme il est signalée qu’il s’agit d’une taxation unique, elle ne sera pas renouvelée âpres le 5 avril 2010. Les banquiers de la City ne toucheront leur bonus qu’en avril, au lieu de février-mars comme ils en ont l’habitude. Quel drame ! »

Source : lemonde.fr

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Cadres: attention à la sortie de crise !

30/11/2009

Une étude TNS Sofres révèle que les salariés et en particulier les cadres sortent méfiants de la crise actuelle

L’étude révèle en tout premier lieu une remise en cause massive du système actuel par les salariés français :

  • Les ¾ estiment que la crise a prouvé qu’il apportait plus de problème que de solution
  • La même proportion estime que les intérêts des entreprises ou de leurs dirigeants et des salariés ne vont pas dans le même sens
  • La quasi-totalité se dit choquée par au moins une des caractéristiques du système
  • Les termes de profit, de mondialisation, de capitalisme sont massivement associés à des évocations négatives
  • L’effet « le système va mal mais dans mon entreprise / administration ça se passe beaucoup mieux » semble moins fort que par le passé

Dans ce contexte de rupture du lien entre employeurs et salariés, il n’est pas surprenant d’observer :

Une ouverture importante aux modes de revendication forts voire durs qui va jusqu’à la compréhension à l’égard de l’emploi de la force par les salariés, partagée par 2/3 des salariés et même 43% des cadres ! [...]

viaSalariés et sortie de crise.

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Confessions d’un banquier pourri – à lire

26/11/2009

C’est l’incroyable récit d’un ex-dirigeant de banque qui préfère rester anonyme et qui signe « Crésus » ce livre sur l’histoire secrète du krach de septembre 2008, sur la faillite de Lehman Brothers. On y découvre les dessous du secret bancaire suisse et surtout les « pratiques mafieuses » des banquiers.

« Pour sauver notre résultat, ne restait finalement que notre métier de base : nos clients les plus modestes, tous ces braves gens qui tiraient le diable par la queue. C’était eux qu’on assommait. Les marges sur nos encours de crédit allaient d’ailleurs progresser de 20 à 21% cette année. Que ce fussent les crédits à la consommation, les prêts-relais ou les découverts, toutes ces niches étaient incroyablement rentables, malgré ce qu’en disait notre discours officiel. Les crédits immobiliers se révélaient, eux aussi, très satisfaisants, avec une marge de l’ordre de 16%. Toutes nos divisions allaient perdre de l’argent, exceptée la banque de détail, justement. En ce domaine, nous avions encore quelques idées pour améliorer encore l’ordinaire. En multipliant les propositions à la clientèle, on avait réussi à faire exploser les frais bancaires : virements, chèques de banque, retraits, ouvertures de comptes, remises de cartes de crédits, consultations de comptes sur le net, tout justifiait un prélèvement d’apparence anodine. L’ensemble représentait à la fin plus de la moitié de notre bénéfice annuel! »

Ca fait froid dans le dos : j’ai du mal à croire que c’est une histoire inventée quand on connait ce métier…

« Confessions d’un banquier pourri », publié sous le pseudonyme de Crésus, aux Editions Fayard.

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Le changement par la loi ou par les comportements ?

15/09/2009

En outre, le président des Etats-Unis a invité les établissements de Wall Street à agir sur la question des primes exorbitantes versées à leurs dirigeants: «Vous n’avez pas à attendre davantage pour soumettre les primes de vos plus hauts dirigeants au vote des actionnaires, a déclaré Obama. Vous n’avez pas à attendre qu’une loi soit adoptée pour réformer votre système de rémunération et faire en sorte qu’on soit récompensé pour ses performances à long terme, et non plus pour des bénéfices à courte vue.»
Source : Libération

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Goldman Sachs a-t-elle déjà oublié la crise ?

15/07/2009

La banque américaine ouvre mardi le bal des résultats trimestriels des banques sur fond de polémiques sur sa politique de bonus et ses liens avec le pouvoir.

Lloyd Blankfein, P-DG de Goldman Sachs

Lloyd Blankfein, P-DG de Goldman Sachs

“Business as usual chez Goldman Sachs? La banque américaine, qui devrait ouvrir le bal des trimestriels bancaires par des profits importants, mardi 14 juillet en début de journée, fait l’objet de critiques acerbes outre-Atlantique, où elle est accusée de revenir aux pratiques d’avant la crise.”

On disait il y a un an que la crise n’a pas fait changer les pratiques/métiers des trading rooms d’un millimètre : “Socialize losses, privatize profits!”

“Si toi non plus, tu n’as pas changé…”

Source : Challenges.fr

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Après la crise, Danone ne remontera pas ses prix de vente

09/06/2009

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“Avec la crise, Danone a baissé ses prix dans de nombreux pays pour éviter une chute de ses ventes en volume. Ce n’est pas un simple ajustement temporaire, explique Franck Riboud, le patron du numéro un français de l’agroalimentaire, dans l’entretien qu’il nous a accordé. « Nous sommes au contraire en train de redimensionner l’entreprise pour maintenir ces prix quand la situation s’améliorera », annonce-t-il. Car, au-delà de la crise, le PDG est convaincu que le consommateur changera durablement de comportement”

Et donc la pression sur le coûts sociaux…

Source : Les Echos du 9 Juin : « Après la crise, Danone ne remontera pas ses prix de vente » – AGROALIMENTAIRE DANONE

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Les petits patrons ou ceux qui font vivre la France

21/04/2009

Dans le grand déballage actuel sur quelques grands patrons, on oublie le travail quotidien de 2.2 millions de petits patrons qui gagnent en moyenne 2.158 Euros par mois (source INSEE), travaillent 60 heures par semaine, avec une participation du conjoint sans statut, ni salaire, ni sécurité, ni droit au chômage, et avec la peur au ventre de se voir confisquer leur pavillon par leur banque….

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Les études montrent que ce son eux qui créent les emplois, innovent, et assument les charges sociales qui font la qualité de vie des français. D’après Jacques Marceau, il semble même que la crise accélère le mouvement…

Attention à ne pas empêcher la machine de repartir et les empêchant tout simplement de travailler…

Source : La Tribune du 21/04

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Conseils pour éviter la séquestration !…

09/04/2009

On lit aujourd’hui dans La Tribune un kit de survie pour la séquestration : téléphone portable avec numéro masqué et police pré-enregistrée, change complet, trousse de toilette, etc… Unique au monde ! Peut-être faut-il avoir une Kalashnikov derrière le siège de sa voiture, comme me le rapportait récemment un expatrié au Turkménistan….

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Il me semble que ce phénomène très hexagonal de la négociation par la séquestration pose de sérieuses questions sur la qualité de notre dialogue social et sur les méthodes « démocratiques » pour sortir des conflits. Au-delà de la crise actuelle, on ne fera pas l’économie de se demander si cette méthode est vraiment efficace à long terme pour les salariés …

Source : La Tribune

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