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Archives pour la catégorie ‘Economie’

Principe de précaution ou perte de bon sens ?

22/04/2010

Ce fut le cas il y a quelques mois lors de la pandémie de grippe A(H1N1), hier encore après la tempête Xynthia sur les côtes françaises, aujourd’hui à propos du nuage volcanique. A chaque fois, les pouvoirs publics se trouvent placés devant deux injonctions contradictoires. D’un côté, ils sont sommés par les citoyens eux-mêmes de leur assurer une protection maximale, absolue même, contre les risques (naturels, climatiques, sanitaires, etc.) qui peuvent les menacer. De l’autre, ils sont immédiatement accusés de verser dans l’excès de précaution et d’entraver la liberté de chacun, s’il apparaît que le risque n’était pas aussi grave que redouté. (…)

Entendu au sens large, c’est ce principe qui a conduit à la fermeture du ciel européen. Et il est un peu facile, après coup, de dénoncer cette décision radicale. Combien de voyageurs auraient accepté, devant le risque annoncé, de le braver ? Combien auraient admis de faire passer leurs obligations ou leur confort, ou plus encore les intérêts des compagnies aériennes, avant leur sécurité ?(…)

Les drames sanitaires ou environnementaux qui ont éclaté depuis une vingtaine d’années – Tchernobyl, le sang contaminé, l’amiante, la vache folle… – ont amplement démontré que les obligations de protection des citoyens ne résistent pas toujours à la logique du profit.(…)

Précaution ? Prévention ? Peur  : cette histoire de volcan mérite une vraie réflexion ex-post sur les bons qui forment un bon jugement, voire le bon sens… Comment ne pas perdre le bon sens ? Comment former les managers au discernement ?

Source : http://www.managementagora.com

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La révolution verte pour sortir de la crise ? Thomas Friedman

26/02/2010

Charles Babin, étudiant de MIP Ecole de Management, était à la conférence de Thomas Friedman à l’Université de San Antonio Texas :

Hot, Flat and Crowded – Conference by Thomas Friedman

Le 16 février dernier, Thomas Friedman, journaliste américain de renom triple lauréat du prix Pulitzer et actuellement éditorialiste au New York Times donnait une conférence à la Trinity University de San Antonio au Texas. Deux élèves du MIP, Charles et Jacques-Henri étaient présents.

Son dernier ouvrage, Hot Flat and Crowded, fortement salué par la critique, tente d’engager une nouvelle prise de conscience du contexte mondial et un mouvement mondial révolutionnaire vert (the Green Revolution) avec les Etats-Unis comme porte-drapeau ; persuadé que c’est bel et bien la seule solution de sortir le pays de son état de crise et d’affirmer sa suprématie par rapport à son voisin chinois.

Le réchauffement climatique, le phénomène de globalisation grâce notamment aux avancées technologiques fulgurantes ainsi que cette classe moyenne mondiale qui grandit de manière exponentielle en font autant d’arguments donnant naissance à un nouveau monde Hot, Flat and Crowded.

Arrêter le gâchis, les énergies inefficaces et commencer à utiliser des sources énergétiques propres, efficaces et durables.

Avec ces propos, Thomas Friedman enterre donc l’IT (Information Technology) business pour faire place à l’ET (Environmental Technology) business. Les technologies vertes doivent être les technologies de demain (matin).

Thomas Friedman ajoute également qu’il existe un système plus ou moins logique permettant de mesurer l’impact du prix de pétrole dans le monde. Ce dernier agit donc en corrélation inverse sur la liberté politique dans le monde, plus le prix du baril augmente, moins la liberté a sa place. Il a baptisé ce principe The First Law of Petropolitics.

Nous vivons dans un siècle de grands changements. Certains sont bénéfiques pour l’homme, d’autres très néfastes. Nous faisons parti de la génération qui constate les conséquences du XXième siècle. Nous devons agir. Il est grand temps pour nous de manifester notre volonté, et comme le dit si bien Thomas Friedman, la Révolution Verte est possible si et seulement si nous la commençons dès aujourd’hui ! Cette Révolution serait, selon lui, le plus grand projet jamais réalisé par les Etats-Unis.

E.T. téléphone maison… Il faut d’urgence acheter de la peinture verte !…

Economie

Ce qui a vraiment causé la crise

25/02/2010

Umair Haque is Director of the Havas Media Lab. I thaink that he has writen a sound viewpoint in the Harvard Business Review blog.

The real roots of the crisis aren’t about liquidity requirements, reserve ratios, or monetary transmission mechanisms. No amount of regulation or rule-making can fix it. And mere « growth » in GDP, as we’re discovering, isn’t a cure for it.

What really caused the crisis was the fact that we didn’t care. Bankers didn’t care about the loans they issued. Boards didn’t care about bankers. Shareholders didn’t care about boards. Markets didn’t care about shareholders. Communities didn’t care about markets. Society didn’t care about communities. No one cared much about society.

The fundamental question, then, is this: why not? My answer’s simple — and probably even simplistic. But it will serve well enough to make a point. We didn’t care because we were chasing stuff. The real crisis is a crisis of nihilism: the belief that apart from stuff, nothing else matters economically. In the name of stuff, we sacrificed what mattered: people, community, comity, trust, education, skill, quality, happiness — and tomorrow itself.

Full Paper : http://blogs.hbr.org/haque/2010/02/the_real_roots_of_the_crisis.html

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Obama interdit aux banques les activités de marché

21/01/2010

Le président américain a annoncé deux mesures choc contre les banques américaines : interdire les activités de marché au sein des banques de détail et limiter la taille des banques.

«Les Américains ne doivent plus jamais être pris en otage par des banques trop grosses pour faire faillite». Barack Obama a utilisé des formules fortes en présentant deux nouvelles mesures choc pour encadrer davantage le système bancaire.

Suite à ces annonces, la Bourse de New York chutait de 2%, le Dow Jones perdant 2% et le Nasdaq 1,32%.

Le président américain veut interdire désormais aux banques de détail de mener des activités de marché qui ne répondent pas aux intérêts de leurs consommateurs. «Il ne faut plus que les banques s’éloignent trop des services qu’elles doivent à leurs clients», a-t-il déclaré, brocardant les établissements qui «utilisaient de l’argent bon marché dans des activités de marché énormément risquées». Il ne faut plus que les banques hébergent en leur sein des activités de hedge funds qui détiennent des «énormes montants» de dette à risque, a-t-il ajouté en substance.

Obama veut aussi limiter la taille des établissements financiers. «Je veux prévenir tout consolidations future du secteur», a-t-il déclaré lors de son allocution. «Il y a déjà trop de risques concentrés dans de trop grandes banques», a-t-il justifié en présentant cette mesure baptisée «règle Volcker», du nom de son économiste en chef. «Le peuple américain n’est pas mieux servi par de plus grosses banques.»

«Bien que le système financier soit bien plus sain aujourd’hui qu’il n’était il y a un an, il fonctionne exactement selon les mêmes règles qui l’ont mené au bord de l’effondrement», s’est justifié le président, attaquant de nouveau les versements de bonus à Wall Street.

«Nous devons maintenant réaliser ce plan», a déclaré le président américain à l’intention du Sénat, où il a dorénavant perdu la majorité suite à la victoire d’un républicain aux sénatoriales du Massachusetts mercredi.

Peu après l’allocution du président américain, les régulateurs bancaires ont annoncé que les banques ne pourraient plus évacuer des risques hors de leur bilan à partir du 15 novembre, ce qui les forcera à renforcer leur solidité financière.

Source : LeFigaro.fr

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Les étudiants du MIP remettent un Prix d’Economie à Bercy

18/12/2009

MIP Ecole de Management au prix du Livre d’Economie à Bercy : Les étudiants priment « la prospérité du Vice » de Daniel Cohen

Communiqué de presse

En présence de Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, et de Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes, les étudiants de MIP Ecole de Management, ont remis aujourd’hui à Bercy un prix spécial à Daniel Cohen pour son livre : « La prospérité du vice ».

Formés à l’économie et à ses mécanismes, les élèves se sont appliqués à juger ces livres selon leur point de vue, leur pédagogie, mais aussi leur accessibilité pour le grand public. Pour les étudiants, «Ce livre offre un formidable voyage à travers le temps, depuis l’âge néolithique à nos jours. Il explique que le développement économique n’est pas nécessairement un facteur de paix, et qu’en d’autres temps, la croissance a précipité des conflits. En d’autres termes, la prospérité économique rime avec guerre…»

Pour Benoit Arnaud, directeur général du Groupe MIP : «Le vice apparait dans ce livre comme le moteur de la prospérité, à travers la recherche du seul profit. C’est très inquiétant et c’est pourquoi au MIP, nous donnons une large place à l’engagement social. 100 % des élèves consacrent une demi-journée par semaine à une association humanitaire ou sociale. Ce programme innovant, créé par MIP Ecole de management, constitue un engagement fort et une prise de conscience de long terme pour ces futurs mangers.»

Economie

Les bonus : Paris piégé par la City ?

14/12/2009

Et si c’était un bel effet d’annonce ?

13 décembre 2009
La taxation des bonus de la City est-elle une comédie et piégerait-elle Paris?

Avant de se lancer dans un élan de solidarité anti-bonus, la France aurait peut être pu utilement jeter un coup d’œil sur les conditions de la taxation tres médiatique des bonus anglais. Cet accord improvise en trente minutes à Bruxelles : on se rappellera que la visite du Président Sarkozy à Londres a été annulée pour ne pas risquer une réception peu amicale suite a ses déclarations contre la finance britannique. Avec les britanniques il vaut mieux lire ce qu’ils appellent les “fine prints”, a savoir les details du document.

L’annonce de cette taxation des bonus au-dessus de £40.000 ne vise que la période du 9 décembre 2009 au 5 avril 2010. J’ai décidé de ne pas entrer dans les détails des moyens d’éviter cette taxe: ce n’est pas mon rôle ou mon propos. Mais il y a ici une disposition qui assure que les bonus 2009 qui n’ont pas été pays avant le 9 décembre peuvent simplement attendre le 6 avril 2010. Comme il est signalée qu’il s’agit d’une taxation unique, elle ne sera pas renouvelée âpres le 5 avril 2010. Les banquiers de la City ne toucheront leur bonus qu’en avril, au lieu de février-mars comme ils en ont l’habitude. Quel drame ! »

Source : lemonde.fr

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La crise a créé 20 millions de chômeurs

08/12/2009

Et on était pessimistes l’an dernier ?…

La crise a fait perdre leur emploi à 20 millions de personnes dans le monde en un an et menace des millions d’autres si les plans de relance économiques étaient supprimés trop tôt par les gouvernements, a prévenu lundi l’Organisation mondiale du travail (OIT).

« 20 millions d’emplois au moins ont été perdus depuis octobre 2008, date à laquelle la crise financière a démarré », explique l’OIT dans son Rapport mondial annuel 2009 sur la situation de l’emploi, publié aujourd’hui.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu

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Un emprunteur sur quatre est « sous la ligne de flottaison » aux USA

01/12/2009

Aujourd’hui, 14 % des détenteurs d’un prêt immobilier sont soit déjà menacés de saisie, soit en retard de paiement. Selon une étude de First American CoreLogic, un centre de données immobilières, un emprunteur sur quatre est « sous la ligne de flottaison » : vu l’effondrement des prix, même en revendant leur bien, 10,7 millions de foyers ne pourraient couvrir le montant de leur emprunt s’ils devenaient insolvables. Par endroits (Nevada, Floride, Californie, Arizona, Géorgie, Virginie, Michigan), ce taux navigue entre 40 % et 65 % ! Le Trésor a donc porté à 75 milliards de dollars le montant alloué pour aider les emprunteurs. Pour un résultat, à ce jour, quasi nul.

viaLeMonde.fr.

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Cadres: attention à la sortie de crise !

30/11/2009

Une étude TNS Sofres révèle que les salariés et en particulier les cadres sortent méfiants de la crise actuelle

L’étude révèle en tout premier lieu une remise en cause massive du système actuel par les salariés français :

  • Les ¾ estiment que la crise a prouvé qu’il apportait plus de problème que de solution
  • La même proportion estime que les intérêts des entreprises ou de leurs dirigeants et des salariés ne vont pas dans le même sens
  • La quasi-totalité se dit choquée par au moins une des caractéristiques du système
  • Les termes de profit, de mondialisation, de capitalisme sont massivement associés à des évocations négatives
  • L’effet « le système va mal mais dans mon entreprise / administration ça se passe beaucoup mieux » semble moins fort que par le passé

Dans ce contexte de rupture du lien entre employeurs et salariés, il n’est pas surprenant d’observer :

Une ouverture importante aux modes de revendication forts voire durs qui va jusqu’à la compréhension à l’égard de l’emploi de la force par les salariés, partagée par 2/3 des salariés et même 43% des cadres ! [...]

viaSalariés et sortie de crise.

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7 Lessons for Navigating the Storm

16/10/2009

It is tough to think positively in a crisis. Yet one overarching lesson in a new book by HBS professor Bill George, 7 Lessons for Leading in Crisis (Jossey-Bass), is exactly that: See crisis as a chance to develop and enhance your leadership skills.

« Optimistic, forward-thinking leaders are sitting on a rare opportunity, and they must be systematic in how they take advantage of it if they want to make positive changes, » says George, a Professor of Management Practice at HBS and the former chairman and CEO of Medtronic, which develops medical technologies to treat chronic diseases.

« Crises offer rare opportunities to make major changes in an organization because they lessen the resistance that exists in good times. »

« Leaders must be willing to ask for help, » he continues. « They should rely on a mentor, an internal management team, and an external support group. No one can be an effective leader in a crisis by attempting to go it alone. Leaders must be the first to recognize this reality and plan accordingly. »

The seven leadership lessons include:

1. Face reality, starting with yourself.
2. Don’t be Atlas; get the world off your shoulders.
3. Dig deep for the root cause.
4. Get ready for the long haul.
5. Never waste a good crisis.
6. You’re in the spotlight: follow your True North.
7. Go on offense: focus on winning now.

Some of these lessons are really interesting and are now – yet- shared by most executives I know….

Source : HBS Working Knowledge

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