Principe de précaution ou perte de bon sens ?
Ce fut le cas il y a quelques mois lors de la pandémie de grippe A(H1N1), hier encore après la tempête Xynthia sur les côtes françaises, aujourd’hui à propos du nuage volcanique. A chaque fois, les pouvoirs publics se trouvent placés devant deux injonctions contradictoires. D’un côté, ils sont sommés par les citoyens eux-mêmes de leur assurer une protection maximale, absolue même, contre les risques (naturels, climatiques, sanitaires, etc.) qui peuvent les menacer. De l’autre, ils sont immédiatement accusés de verser dans l’excès de précaution et d’entraver la liberté de chacun, s’il apparaît que le risque n’était pas aussi grave que redouté. (…)
Entendu au sens large, c’est ce principe qui a conduit à la fermeture du ciel européen. Et il est un peu facile, après coup, de dénoncer cette décision radicale. Combien de voyageurs auraient accepté, devant le risque annoncé, de le braver ? Combien auraient admis de faire passer leurs obligations ou leur confort, ou plus encore les intérêts des compagnies aériennes, avant leur sécurité ?(…)
Les drames sanitaires ou environnementaux qui ont éclaté depuis une vingtaine d’années – Tchernobyl, le sang contaminé, l’amiante, la vache folle… – ont amplement démontré que les obligations de protection des citoyens ne résistent pas toujours à la logique du profit.(…)
Précaution ? Prévention ? Peur : cette histoire de volcan mérite une vraie réflexion ex-post sur les bons qui forment un bon jugement, voire le bon sens… Comment ne pas perdre le bon sens ? Comment former les managers au discernement ?
Source : http://www.managementagora.com


















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