Umair Haque is Director of the Havas Media Lab. I thaink that he has writen a sound viewpoint in the Harvard Business Review blog.
The real roots of the crisis aren’t about liquidity requirements, reserve ratios, or monetary transmission mechanisms. No amount of regulation or rule-making can fix it. And mere « growth » in GDP, as we’re discovering, isn’t a cure for it.
What really caused the crisis was the fact that we didn’t care. Bankers didn’t care about the loans they issued. Boards didn’t care about bankers. Shareholders didn’t care about boards. Markets didn’t care about shareholders. Communities didn’t care about markets. Society didn’t care about communities. No one cared much about society.
The fundamental question, then, is this: why not? My answer’s simple — and probably even simplistic. But it will serve well enough to make a point. We didn’t care because we were chasing stuff. The real crisis is a crisis of nihilism: the belief that apart from stuff, nothing else matters economically. In the name of stuff, we sacrificed what mattered: people, community, comity, trust, education, skill, quality, happiness — and tomorrow itself.
Full Paper : http://blogs.hbr.org/haque/2010/02/the_real_roots_of_the_crisis.html
Culture, Economie
Culture, Entreprise, Wall Street
Ce mot vient du latin médiéval crisis, qui vient du grec Krisis : la décision.
Cette étymologie nous indique clairement que – même sans être un interventionniste invétéré – on ne sort pas d’une crise en laissant faire les choses : il faut intervenir au bon moment et prendre les bonnes décisions.
Ce double facteur devenant particulièrement délicat lorsque l’on a pas l’apport de l’expérience et du vécu pour aider à discerner ce qu’il faut faire et quand le faire…
Culture
Decision, discerner

LA TRIBUNE : A l’origine de la crise, il y aurait aussi cette culture trop virtuelle que favorise Internet, dans les jeunes générations.
JEAN-MARIE MESSIER : L’importance prise par la finance virtuelle, où oeuvrent des traders trentenaires qui ont pris des risques sans les mesurer, me paraît être un reflet assez fidèle du monde des jeux vidéo. Dans cet espace virtuel, les effets de la prise de risque et de l’échec sont très éloignés de ce qu’ils sont dans la réalité. En créant une moindre sensibilité au risque, cette culture particulière génère un comportement dangereux pour la collectivité. Il est dans l’intérêt de tous d’apprendre à nos enfants à être dans la vraie vie, une vie où l’on ne se remet pas des échecs simplement en relançant le jeu.
Jean-Marie Messier, ancien président de Vivendi Universal
« Mes idées pour sortir de la crise »
Source : Interview dans la Tribune du 15 Janvier 2009
Culture, Société
Culture, Messier, Vie quotidienne
« Il faut se tenir là où la destruction ne se conçoit pas comme un point final mais comme un préliminaire. »
Ernst Jünger
Trois références clé à propos de crise : la destruction créatrice, le Wei-Ji et un conte d’Andersen.
1. Tout le monde y fait référence pour rester optimiste, la crise économique d’aujourd’hui c’est l’opportunité d’une destruction créatrice. Au sens du texte fondateur de Joseph A. Schumpeter, dans le chapitre VII de Capitalisme, Socialisme et Démocratie, publié aux États-Unis en 1942. Cette crise va créer de nouveaux marchés, de nouveaux processus, de nouvelles opportunités. L’histoire du capitalisme s’écrit en cycles dont les crises fécondent les époques fastes qui les suivent.
2. On prétend que Wei-Ji , en chinois signifie la crise mais aussi l’opportunité. C’est un exemple cité par de nombreux consultants en stratégie. Il est inexact pour ceux que cela intéresse. Opportunité n’est qu’une des nombreuses significations de « Ji ». cf : http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_translation_of_crisis. Inexact comme toutes les belles histoires, mais à verser au dossier. ( Et utilisé publiquement pour la dernière fois par Al Gore lors de son discours de Nobel.)
3. Citons une troisième référence et une autre histoire :

Les habits neufs de l’empereur, conte d’Hans Christian Andersen publié pour la première fois en 1835. Madoff était nu au moins depuis 1992, où il fit l’objet d’enquêtes précises qui aboutirent à un non lieu. La crise est d’abord une histoire d’éthique. Et c’est en cela qu’elle doit intéresser le MIP. C’est la fin de la peur, des petites trahisons inquiètes du monde de l’entreprise. Il existe des dirigeants courageux et droits en entreprise capables de rester professionnels en évitant le recours au mensonge. La crise assainit à la façon d’un contrôle anti-dopage. Il faut s’y résigner les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel. La crise c’est la fin du mensonge.
Chroniques, Culture, Economie, Livres
Habits neufs, Mensonge
La culture, un remède à la crise ?
La crise financière fait aussi des victimes chez les patrons. Il est frappant de voir que comme en 1929, certains patrons ruinés se donnent la mort aujourd’hui en Europe et aux Etats-Unis. Au delà des quelques exemples célèbres, Patrick Légeron, psychiatre, nous explique que « un certain nombre de patrons sont en grande souffrance. Leur solitude est très forte. Si le patron a l’air inquiet, tout le monde panique ». Du coup, il nous conseille de miser aussi sur « la vie personnelle, le sport et la culture« .
En savoir plus,
http://www.leparisien.fr/abo-faits-divers/certains-sont-en-grande-souffrance-10-01-2009-367881.php
Culture, Entreprise, Psychologie
Crise de 1929, Culture, Réagir
« Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes. »
François René de Chateaubriand
« Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça. »
Coluche
« Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès, il est d’abord et toujours décomposition, crise. »
Alain Touraine
« Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu’ils ont à faire. »
Xavier Emmanuelli
Culture
Bon sens
Ne pas oublier le livre remarquable d’Hannah Arendt , La Crise de la culture, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 1972
Hannah Arendt nous rappelle notamment que le dévoiement de la culture ne résulte pas de sa massification. Même quand la culture était réservée à une élite sociale, le rapport entre société et culture était utilitariste :
« Le philistin méprisa d’abord les objets culturels comme inutiles, jusqu’à ce que le philistin cultivé s’en saisisse comme d’une monnaie avec laquelle il acheta une position supérieure dans la société, ou acquit un niveau supérieur dans sa propre estime. »
Une analogie avec l’époque actuelle ?… Et si la crise actuelle faisait un peu de ménage dans la pseudo-culture ?
Arts, Culture, Livres
Culture, Livre
Le bon sens est l’intermédiaire entre l’ignorance et la connaissance bien assurée. Il est la raison sans raisons. Entre la sphère théorique où l’on s’entend rarement sur le sens d’un mot ou d’une idée et la sphère pratique où l’on doit agir, le plus souvent sans être assuré de pouvoir le faire en connaissance de cause, il y a un vide. Le bon sens comble ce vide. Il est la «la saine et droite raison», dit le Littré et plus loin: «le sens commun, l’intelligence et la lumière avec laquelle naissent la plupart des gens.» Le bon sens est de nos jours défini comme la raison en tant qu’elle remplit le vide laissé par la science: «capacité de bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par des raisonnements scientiques» (Le petit Robert)
Pour en savoir plus, http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Bon_sens
Culture
Bon sens, Philosophie
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